Les blessures

Publié le 4 avril 2026 à 01:22

"IL guérit ceux qui ont le cœur brisé, et il panse leurs blessures". Psaumes 147:3

Lorsque nous sommes blessés, l’un des premiers sentiments qui surgit n’est pas toujours dirigé envers la situation elle-même, mais bien envers nous-mêmes.

Nous repassons alors en boucle nos moindres mots, nos gestes, nos attitudes, en cherchant ce que nous avons pu dire, faire ou laisser passer, et qui nous aurait conduits là où nous sommes aujourd’hui.

Et lorsque nous commençons à penser ainsi, nous sommes déjà en train de démolir, brique après brique, l’édifice intérieur que nous représentons.

Nous laissons alors nos émotions, en pleine ébullition, réaménager notre vision de nous-mêmes.Elles redéfinissent notre valeur, notre identité, notre perception uniquement à travers la blessure.

Pourtant, la Bible nous enseigne qu’il ne doit pas en être ainsi. Car il est écrit : « Quand je suis faible, c’est alors que je suis fort » (2 Corinthiens 12:10).

Cela signifie que nos blessures ne doivent jamais avoir le dernier mot sur ce que nous sommes. Les circonstances et les situations n’ont pas le pouvoir de nous redéfinir. Elles peuvent nous secouer, nous ébranler, nous réajuster… mais elles ne peuvent pas annuler ce que Dieu a déposé en nous.

La tempête révèle parfois des forces que nous ignorions posséder. Elle met en lumière une endurance cachée, un discernement plus affiné, une sensibilité plus mature, une vigilance nouvelle face au vent, face aux faux appuis, face aux naufrages à venir.

Oui, les blessures fragilisent, Oui, elles brisent certaines choses. Oui, elles détruisent parfois des illusions, des sécurités ou des attentes.

Mais elles peuvent aussi nous rendre plus forts, plus conscients, plus aiguisés, plus lucides. Elles peuvent nous apprendre à mieux discerner, à mieux choisir, à mieux nous préserver.

C’est pourquoi, lorsque nos émotions sont touchées et fragilisées, il est essentiel de ne pas nous précipiter en paroles ou en actions.
Il y a des décisions qui ne doivent jamais être prises dans l’agitation de la douleur.

Il faut parfois laisser les larmes couler, laisser le silence faire son œuvre, laisser le Saint-Esprit consoler ce que personne ne voit.
Laisser Dieu réparer intérieurement ce que la blessure a fissuré.

Et peu à peu, sans bruit, sans spectacle, sans forcer, Il arrive ce moment où l’âme recommence à respirer, où le cœur redevient plus léger. Où la douleur n’a plus le même pouvoir.

Parce qu’une blessure n’est pas censée te redéfinir, elle est seulement un passage, jamais ton identité !

Soyez bénis

Ida Nahimana

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